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Le PS tourne la page

21 mai 2011 | Catégorie(s) : Idées / Actions, Médias | Thème(s) :

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Jeudi soir, les militants ont voté leur projet dans toutes les sections, raconte Pouria Amirshahi, premier secrétaire de la Charente« Sud Ouest ». Dans quelle ambiance s’est déroulé ce vote, après une semaine plus que mouvementée?

Tout le monde était encore marqué par l’affaire Dominique Strauss-Kahn, mais le fait de devoir se prononcer sur le texte du projet socialiste permettait justement d’envisager la suite. C’était, pour tous, l’occasion de venir discuter autour du projet, et de ce que doivent être les mesures que prendrait la gauche en cas d’alternance. Tous les militants pouvaient ainsi se projeter dans l’avenir, et ne pas rester inertes face à une affaire qui ne doit pas paralyser le pays et sa vie politique.

Tous les partisans de DSK ont-ils définitivement tourné la page?

Tant que l’affaire sera à la une des médias, elle ne sera pas définitivement tournée, mais la seule chose qui compte pour les militants depuis l’élection de 2007, c’est de créer les conditions d’une alternative à la droite aujourd’hui au pouvoir. Dans la mesure où Dominique Strauss-Kahn annonce qu’il compte se consacrer uniquement à sa défense, tout le monde a compris que la primaire socialiste se ferait sans lui.

Certains leaders socialistes ont déjà demandé à Martine Aubry de se porter candidate, est-ce le souhait des militants que vous avez rencontrés?

Les militants, comme les électeurs de gauche et même les sympathisants, veulent d’abord l’unité du Parti socialiste. Ils veulent un pôle solide pour construire l’alternance en 2012. Le PS a un projet qui passe d’abord par le redressement du pays, la justice à tous les niveaux et enfin une reconquête démocratique d’un pays qui est en train de se couper de son propre gouvernement. Aujourd’hui, le projet est prêt et on le présente.

Ceux qui sollicitent Martine Aubry iraient donc trop vite en besogne?

Martine Aubry sait très bien quelle est sa responsabilité quand elle dirige le principal parti d’opposition. Il faut se remémorer l’état du PS il y a encore deux ans, toutes les critiques qui étaient faites sur l’absence de projet et l’éparpillement de ses voix. Pour sa candidature, elle a toujours dit que c’était une décision qu’elle prendrait après la phase du projet. Je comprends très bien que certains de nos camarades souhaitent que Martine Aubry porte les couleurs de toute la gauche. Dans les jours qui viennent, on va se rapprocher de la date de dépôt des candidatures. On va être fixés assez vite. D’ici là, les uns et les autres décideront si leur candidature apporte quelque chose de plus ou pas. Pour ma part, je n’ai pas de doute sur la cohérence que nous construisons depuis des mois.

Quel a été le résultat du vote?

Le projet a été adopté par 95,14 % des 74 500 votants, soit 10 000 de plus que pour la précédente convention.

Hier, la participation des militants a été plus forte qu’aux précédentes consultations internes, pourquoi?

Dans les circonstances actuelles, ils avaient envie de se réunir pour parler et échanger face à une situation difficile. Mais, comme c’était la dernière des quatre conventions qui ont été réunies pour définir le socle qui va être présenté aux autres partis de gauche et aux Français, c’était aussi une bonne raison d’y participer.

Propos Recueillis par Jean-Pierre Deroudille

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