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Tunisie : Tunis, Hammamet, Sousse

21 février 2012 | Catégorie(s) : Archives député, Circonscription

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Petit préambule

Un ami me dit avoir pris du plaisir à lire les deux derniers chapitres du carnet de campagne. Mais il me dit aussi que « c’est trop long ». Je le sais. Que faire pour les autres chapitres ?  La campagne est aussi faite (et de plus en plus) de phrases courtes, souvent illustrées (ce sera d’ailleurs le principal moyen de communication auprès des électeurs). Beaucoup de mes prises de position, et encore plus celles de François Hollande, sont relayées sur Internet et les réseaux sociaux, comme des concentrés. A titre d’exemple, les 60 propositions de notre candidat à l’élection présidentielle ne font chacune que quelques lignes. Pour approfondir, il faudra soit aller chercher l’information sur le site de campagne ; soit être attentifs aux nombreux débats qui ne manquent pas d’être organisés. Je n’échapperai pas à la logique  du raccourci. Mais je respecte trop l’intelligence du citoyen pour me contenter de slogans. En politique, comme en toute chose, on s’adresse à l’intelligence des gens. J’avoue qu’écrire est pour moi un plaisir, mais aussi une marque de respect envers les électeurs. Je sais bien que tout le monde ne lira pas. Mais je construis une cohérence, qui se nourrit de mes idées et de leur confrontation au réel. C’est aussi cette démarche que je veux raconter. Je choisis donc de continuer le récit. Merci à ceux qui lisent, merci encore à ceux qui veulent bien se faire, autour d’eux, les ambassadeurs de notre campagne.

Martine et PouriaToute la semaine, je serai aux côtés de Martine Vautrin-Djedidi, ma suppléante, résidente en Tunisie depuis 35 ans et élue à l’Assemblée des français de l’étranger. Elle connaît le pays, le terrain, les français, les tunisiens. Elle a le cœur à gauche et les pieds sur terre. Confrontée quotidiennement à des situations particulières, elle intervient pour dénouer des situations difficiles : celui-là l’appelle pour une question de santé ; le téléphone qui sonne dans la voiture qui nous mène d’Hammamet à Sousse annonce un énième souci lié au fameux « certificat de nationalité » ; en aparté d’une de nos réunions, elle est saisie d’une demande d’orientation scolaire pour les enfants d’un couple mixte ; le lendemain, un agent consulaire l’aborde sur l’action culturelle de la France en Tunisie ; bref, elle agit. Derrière chaque cas se pose une question politique : comment faire face à la hausse des frais de scolarité qui a explosé sous Nicolas Sarkozy ? Comment se doter d’une protection sociale minimale quand on voit le montant des cotisations à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) ? Questions déjà posées dans d’autres pays, et qui reviennent comme autant de fils rouges dans cette campagne. Décidément, pour ceux qui en doutaient, la représentation parlementaire des français à l’étranger est bien une avancée qui devra permettre aux élus de l’AFE d’être soutenus dans leurs actions : tant de situations souffrent soit d’injustes dispositifs, soit de leur absence. François Hollande, qui a intégré dans son équipe de campagne les sénateurs socialistes des français à l’étranger, s’apprête à faire des propositions dans ce sens, dans le prolongement du projet de la fédération du parti socialiste des français à l’étranger . Nous en reparlerons dans les semaines qui viennent.

En Tunisie, Patrick Foing, notre secrétaire de section du parti socialiste, et les membres de l’équipe de campagne, ont privilégié des rencontres de petit format : soit pour mettre en place dans chaque ville les relais de la campagne présidentielle et législative qui s’annonce ; soit pour aborder avec nos compatriotes des questions concrètes ; soit, enfin, pour échanger sur les enjeux précis qui se poseront à moi si nos concitoyens m’élisent à l’Assemblée Nationale. Je les suis.Rencontre avec des compatriotes

A ceux qui ont lu les deux premiers chapitres de ces carnets de campagne (Maroc, Algérie), je dois des excuses pour les répétitions qui vont suivre. En Tunisie aussi, notre école souffre d’une politique de la pénurie (jusqu’au chauffage qui est parfois coupé plusieurs jours), de la sélection par l’argent, d’un sentiment de baisse de la qualité des enseignements. En Tunisie aussi, des retraités, qui ont pourtant cotisé toute leur vie active sont contraints à des économies de bouts de chandelle pour assumer leur vie quotidienne. En Tunisie aussi, pourtant, malgré une incroyable dégradation de notre réseau et de notre image (les propos de MAM ou l’attitude de Monsieur Sarkozy sont encore dans toutes les têtes et me sont souvent rappelées), la France a pourtant un incroyable potentiel pour nouer de véritables partenariats économiques et culturels.

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