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Question au Gouvernement sur les inégalités de revenus et les droits des consommateurs

31 juillet 2012 | Catégorie(s) : À l'Assemblée, Archives député, Idées / Actions | Thème(s) :

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Retrouvez en vidéo ma première question au Gouvernement :

« Ma question s’adresse au Ministre de l’Économie sociale et solidaire et de la consommation.

À l’heure des Jeux olympiques, si nos compatriotes défendent tous le même drapeau, il semble encore que tous ne vivent pas dans la même société. D’un côté le cercle de ceux qui sont sur-rémunérés grâce à un système actionnarial de plus en plus choquant, et de l’autre, le plus grand nombre qui tente de vivre de son travail. Selon l’Observatoire des inégalités, sur la période 1999-2009, le revenu annuel moyen des 10% les plus modestes s’est élevé de seulement 610 euros, tandis que celui des 10% les plus riches a fait un bond de 8190 euros.

C’est aussi sur le dos des consommateurs que se font les marges de plusieurs grands groupes, alors que nos compatriotes sont de moins en moins en capacité de répondre à leurs besoins élémentaires : loyers insupportables, tarifs de téléphonie, prix de l’énergie qui battent tous les records, denrées alimentaires devenues trop chères, particulièrement en Outre-mer. Dois-je rappeler à la Représentation nationale que plus de 8 millions de nos compatriotes vivent dans la pauvreté.

Bref, il y a urgence. Cependant, nous devons aussi fixer un horizon commun au pays : loin de plaider pour une société hyper-consumériste et hyper-productiviste, les socialistes s’engagent pour un nouveau modèle de développement.

  • Le changement, c’est de concilier à la fois le progrès économique et la conquête de droits nouveaux pour les salariés et les consommateurs.
  • Le changement, c’est aussi de fixer par une loi les bornes acceptables entre les salaires les plus bas et ceux les plus élevés.
  • Le changement, c’est d’amener à l’emploi des millions de compatriotes aujourd’hui exclus du marché du travail, par des industries nouvelles, modernes, écologiques et stratégiques, autant que par les PME qui créent des richesses et s’inscrivent dans l’économie réelle.
  • Le changement, enfin, c’est une réforme de la fiscalité qui implique chacun, particulier ou entreprise, en fonction de sa capacité contributive, conformément à l’esprit de notre belle nuit du 4 août 1789.

À l’heure où on parle beaucoup d’une société de “responsabilités”, il est temps que les grandes entreprises et les hauts revenus assument les leurs. Quant à la responsabilité de l’État, pouvez-vous me dire, Monsieur le Ministre, la perspective qui est celle du Gouvernement après les premières mesures sociales et fiscales que vous avez prises et qui étaient attendues par nos compatriotes ? En particulier pour permettre aux Français d’améliorer leur niveau de vie et de salaires, et d’être enfin considérés dans leurs droits de consommateurs. »

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