Communiqué de presse

Pour un sursaut politique : changer de politique et de gouvernement

30 mars 2014 | Catégorie(s) : Idées / Actions
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La politique choisie depuis plusieurs mois, inadaptée et à rebours des engagements de la campagne présidentielle, a donc conduit au décrochage électoral de millions de citoyens. Il a affaibli aussi durablement nos capacités d’action dans les communes. Il remet en selle une droite pourtant moralement laminée. La force de propulsion du Front National n’en est que décuplée, tandis que les classes populaires et les jeunes sont en rade d’avenir.

Il est temps de changer de politique, de gouvernement, et de changer maintenant. Reprendre la route patiemment dessinée en dix années d’opposition est devenu un impératif politique et démocratique : c’est celle qu’ont choisie les Français et c’est précisément d’avoir refusé de la prendre qui justifie la sanction.

Cette nouvelle étape est tout à la fois économique et démocratique.

La France doit tenir tête aux injonctions austéritaires d’une Commission européenne qui continue de se tromper lourdement de diagnostic et de remède,imposés à des démocraties de moins en moins capables de résister, favorisant ainsi les tentations autoritaires. Un nouveau gouvernement offensif devra miser sur le renforcement de notre capacité industrielle et la reconversion énergétique de notre appareil productif. La réussite d’une telle ambition justifie de réviser sérieusement les deux piliers du pacte de responsabilité : ni l’allègement aveugle des cotisations des entreprises, ni l’étouffement budgétaire de la puissance publique – locale et nationale – ne sauraient constituer des solutions favorables au progrès et à la modernisation du pays. Les recettes fiscales devront prioritairement être tournées vers l’investissement.

C’est en s’appuyant désormais sur sa majorité, et en la respectant, que le nouveau gouvernement pourra relever ce pari. En l’absence de changements substantiels, il ne saurait être question de voter en l’état une confiance que les français eux-mêmes n’ont pas voulu accorder.

J’appelle les parlementaires de la majorité, mais aussi les socialistes dans leur ensemble, à assumer leurs responsabilités pour redonner du sens et du souffle au changement voulu par les français.

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