Tribune parue dans l'Humanité du 18 septembre 2015

Francophonie : « Une nouvelle page reste à écrire… et à traduire en actes »

18 septembre 2015 | Catégorie(s) : Médias | Thème(s) :
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Ci-dessous une tribune parue dans l’Humanité le 18 septembre 2015 :

 

En ce début du XXIème siècle, toutes les organisations internationales sont percutées, dans leurs missions, par les bouleversements accélérés du monde. L’organisation Internationale de la Francophonie n’échappe pas à une nécessaire clarification de son objet, de son périmètre, de ses moyens.

La mondialisation voit des aires géoculturelles s’organiser autour de certaines langues dites « centrales » (ce qui ne doit nullement dévaloriser les autres). Ainsi, hispanophones, lusophones, arabophones etc. voient leurs espaces linguistiques se mettre en mouvement, avec des modalités différentes selon les zones.

Avec une majorité de pays membres…non francophones sur plus de 80 (dont le Qatar, Mexique, etc.), difficile pour l’OIF de tracer une vision commune et géopolitique de la langue…

C’est pourquoi les 33 pays francophones (34 avec l’Algérie, non membre de l’OIF) pourraient eux aussi (beaucoup le souhaitent) mettre en commun une stratégie dans la mondialisation, en formant un premier cercle, sorte de « noyau dur » autour d’objectifs partagés et réalisables en 5, 10 ou 15 ans selon les sujets : des enseignements et des diplômes communs, une mobilité facilitée (Visa francophone ; Erasmus francophone pour étudiants) ; création d’une revue scientifique internationale capable de diffuser autant que l’anglophone Sciences.

Cette stratégie de convergences des contenus vaut pour les brevets ; elle trouve aussi son prolongement dans le domaine économique. Et, bien évidemment, dans toutes les disciplines du champ culturel. Sur ce dernier point, imaginons comment notre jeunesse, demain, verra le monde si on lui transmet sur un pied d’égalité les œuvres littéraires (à l’école notamment) ou cinématographiques de tous les pays francophones. Et non les seules créations françaises.

Quelle belle promesse d’échanges et de partages pour un imaginaire partagé, loin des peurs, replis sur soi et désintérêt pour les autres qu’on cultive trop souvent…surtout chez nos jeunes enfants de France. Quelle belle alliance de noirs et de blancs, de maghrébins et de latins, de nord-américains et d’européens.

Il va de soi que c’est d’abord une question d’ambition et de volonté politique partagées …et donc de moyens, qui manquent aujourd’hui cruellement. Après plusieurs étapes dans la construction de la Francophonie c’est une nouvelle page qui reste à écrire…et à traduire en actes.

Lire la tribune sur le site de l’Humanité

 

 

 

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