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Article dans l'Humanité le 9 novembre 2015

« La déception, ça donne envie de créer autre chose »

9 novembre 2015 | Catégorie(s) : Idées / Actions, Médias | Thème(s) :

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Voici l’article paru dans l’Humanité du 9 novembre 2015. Il revient sur l’événement de lancement du Mouvement Commun.

 

Gauche. « La déception, ça donne envie de créer autre chose »

Le lancement du Mouvement commun, porté par le député PS Pouria Amirshahi, a réuni hier plus de 500 personnes, à Montreuil.

Un nouveau souffle en politique ? Beaucoup de ceux qui se sont réunis, hier à Montreuil, pour fonder le Mouvement en commun, lancé par le député PS Pouria Amirshahi, l’espèrent. « On cherche une alternative, le gouvernement a tendance à ne pas trop respecter la parole démocratique et nous contraint à faire de la politique autrement », admet Emma, militante chez les Jeunes socialistes en Seine-Saint-Denis. Clara confirme : « La déception, ça donne envie de créer autre chose… » Adhérente PS dans le 12e arrondissement de Paris, elle veut néanmoins rester prudente : « Je préfère ne m’attendre à rien et prendre ce qu’il y aura de bon dans cette journée. »
Patrice Bessac, maire communiste de Montreuil, accueille les participants, qui s’installent peu à peu jusqu’à remplir complètement les gradins de la Maison de l’arbre, lieu où se croisent culture et politique.
Juliette, 28 ans, Montreuilloise, passait là un peu par hasard, elle questionne autour d’elle pour en savoir plus sur l’initiative : « Nous, on n’avait jamais vu ça, c’était assez excitant d’avoir la gauche au pouvoir », confie celle qui est passée par le Mouvement des jeunes socialistes et chez les écologistes avant de céder à « la désillusion ». « Le pacte de responsabilité, je pense que même Sarkozy n’aurait pas osé… Voir le Medef applaudir, c’est affolant ! » Finalement, elle décide malgré tout d’aller poser ses courses et de revenir assister à la réunion.

« Aujourd’hui, on a un système 
à bout de souffle »

On s’installe pour des ateliers avant la reprise de la discussion collective en plénière. Olivier, la soixantaine, a quitté le PS il y a 12 ans, avocat du droit d’asile, il se reconnaît complètement dans l’appel lancé : « Moi, les mots qui me plaisent, c’est “mouvement” et “commun”, on avance et il n’y a pas de hiérarchie. Des milliers de gens qui sont compétents dans un domaine apportent leur petite pierre… » « Plutôt que d’obliger les citoyens à s’adapter au système traditionnel, il faut essayer de l’adapter pour que collectivement on puisse se saisir d’un nouvel outil… » estime de son côté Milena. Avec beaucoup des protagonistes du jour, elle espérait que la gauche au pouvoir ça « pourrait changer les choses. Force est de constater qu’on a aujourd’hui un système à bout de souffle », déplore-t-elle.
S’il juge le texte de l’appel « dans l’ensemble plutôt constructif », le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, l’accuse d’être « dirigé contre les membres actuels de l’exécutif ». Pouria Amirshahi, lui, veut regarder devant : « Maintenant, il s’agit de tenir dans la durée. »
Frédéric Durand

 

Retrouver l’article sur le site de l’Humanité

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