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Exposition « La dernière danse » d’Augustin Le Gall à Tunis

27 mai 2016 | Catégorie(s) : J'aime bien, j'en parle | Thème(s) :

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L’Institut Français de Tunis accueille, du 27 mai au 6 juillet 2016, l’exposition La dernière danse, d’Augustin Le Gall.

Le vernissage aura lieu le vendredi 27 mai à 18h.

En 2008, Augustin Le Gall a rencontré Riadh, l’un des derniers initiés du culte Stambali en Tunisie.

Le Stambali est un culte de possession, qui prend sa source en Afrique Sub-saharienne. Il s’est répandu en Tunisie et dans le Maghreb avec les populations amenées en esclavage pendant la traite orientale. Ce rituel est pratiqué par les communautés noires de Tunisie. Mélange entre culte des ancêtres du peuple Haoussa et culte populaire des saints musulmans, le Stambali est devenu une tradition dans la Tunisie contemporaine.

Devenu aveugle à l’adolescence, Riadh fut initié par les dernières Arifa de la communauté noire de Tunis. Sa maladie, signe de la volonté des esprits pour choisir ceux ou celles qui deviendront cette passerelle entre le monde des esprits et le monde des humains, fut considérée comme la marque des esprits pour que Riadh devienne à son tour Arifa et transmette leurs pouvoirs aux humains. Pourtant Riadh ne vient pas de la communauté noire et sa famille n’est pas adepte du culte du Stambali.

Aujourd’hui, Riadh est le dernier gardien du sanctuaire dédié au culte Stambali dans la médina de Tunis. C’est ici que, deux fois par an, Riadh organise ses cérémonies privées qui attestent de son lien au sacré et c’est ici que les adeptes viennent le solliciter pour parler aux esprits.

Riadh voit cette tradition de plus en plus disparaître en Tunisie. Des quatre maisons dédiées au Stambali, héritage donnés aux esclaves affranchis, il n’en reste qu’une. Les ancêtres et anciennes Arifa sont aujourd’hui décédés et les nouvelles générations délaissent ces traditions.

Ce projet raconte son histoire.

En savoir plus sur l’exposition

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