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Français de l’étranger : le combat de Léa Agbo

24 février 2017 | Catégorie(s) : J'aime bien, j'en parle | Thème(s) :

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Léa Agbo est la présidente de Français du Monde – ADFE en Côte d’Ivoire. Je relaie ici un article paru le 19 février dans le Républicain lorrain sur son parcours et son engagement. 

À Abidjan, Léa Agbo, ex-Messine, s’efforce d’aider, à travers son association, les expatriés français lors de leur installation.

Le 19/02/2017 à 19:30

Présidente depuis trois ans de l’antenne ivoirienne de l’Association démocratique des Français à l’étranger (Adfe), Léa Agbo envisage avant tout son poste comme une interface. « C’est un moyen de créer du lien avec les nouveaux arrivants français qui peuvent être confrontés à tous types de problèmes », explique l’ex-Messine de 52 ans. « Après mes études primaires à Dakar, au Sénégal, où vivaient alors mes parents, je suis venue à Metz, où mes frères et sœurs étaient installés, pour poursuivre mes études. »

Le début de l’instabilité

En Lorraine, sa rencontre avec un Ivoirien déterminera le cours de sa vie. Quelques années plus tard, elle le suit alors qu’il retourne à Abidjan et prend un congé sabbatique. « À l’époque déjà, je ne m’y sentais pas trop à l’aise, explique la quinquagénaire. C’était le début de l’instabilité. »

Jusqu’en novembre 2004 où elle revient précipitamment à Metz avec ses enfants. « À l’époque, je travaillais à l’ambassade du Japon à Abidjan. Mais l’instabilité politique et sociale est devenue telle que nous, Français, n’étions plus les bienvenus. Il n’y avait plus d’école et ça a été le grand départ pour beaucoup. Quand nous sommes revenus ici, on nous assimilait à des réfugiés », relate la présidente d’Adfe.

En juillet 2008, Léa et ses trois fils rejoignent la Côte d’Ivoire. « Mon mari avait une entreprise là-bas, il était resté sur place. » Jusque début 2011 où de nouveaux troubles agitent le pays qui, combinés à des soucis de santé, conduisent Léa à rentrer à Metz pour quelques mois.

« Récemment encore, il y a eu, à nouveau, des mutineries et des échauffourées. C’est épuisant moralement. Il faut être vigilant tout le temps. La mission de l’ONU prend fin en février. Ça veut dire que le pays va mieux », poursuit cette mère de famille, dont ses deux fils aînés sont étudiants en Lorraine, l’un à Metz et l’autre à Nancy.

« Ça n’est pas facile pour les Français de l’étranger de trouver des logements universitaires »

« Ça n’est pas facile pour les Français de l’étranger d’obtenir des bourses ou de trouver des logements universitaires. Ils ne peuvent pas bénéficier du quota des logements réservés aux étrangers. Le Crous ne fait pas la différence entre les étudiants qui vivent dans l’Hexagone et les Français de l’étranger. Et il faudrait des modes de calcul différents pour les bourses, conclut cette mère qui, à travers son association, milite pour ce combat. Je suis concernée mais je ne plaide pas seulement pour ma paroisse. »

Article paru dans le Républicain lorrain le 19 février 2017.

Lire l’article sur le site du Républicain lorrain.

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