Ces 7 et 8 mai étaient consacrés aux cérémonies du 81ᵉ anniversaire de la Victoire de 1945, à la mairie de Paris-Centre puis à la mairie du 10ᵉ arrondissement.
Comme chaque année, ces cérémonies ont été l’occasion d’honorer la mémoire de celles et ceux qui ont contribué à la libération de la France et de l’Europe. Ces moments de recueillement nous rappellent que la paix et la liberté ne sont jamais des évidences : elles sont le fruit de combats, de sacrifices et de résistances.
Commémorer le 8 mai, c’est se souvenir de la défaite du nazisme et de l’idéologie funeste qu’il portait, fondée sur la haine, l’exclusion, la violence, le racisme, l’antisémitisme. C’est rappeler que le fascisme prospère toujours sur les mêmes mécanismes mortifères.
C’est rendre hommage aux résistantes et résistants, aux soldats des Forces françaises libres, aux combattants alliés venus de nombreux pays, ainsi qu’aux soldats issus des colonies, parfois enrôlés de force. C’est rappeler que cette victoire fut traversée par des parcours trop souvent invisibilisés, pourtant si essentiels à notre histoire commune.
Le 8 mai est aussi une alerte adressée au présent. À l’heure où l’illibéralisme progresse, où les discours de haine se banalisent et où la guerre est revenue sur le continent européen, cette mémoire nous oblige.
Cette date porte également une mémoire moins connue : celle des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, en Algérie, où des milliers d’Algériens furent réprimés dans le sang alors qu’ils manifestaient pour leur liberté.
Le 8 mai nous invite alors à regarder notre histoire en face, dans toute sa vérité. Il nous rappelle une responsabilité immuable : honorer et transmettre l’héritage de celles et ceux qui ont combattu pour la paix, l’égalité, la démocratie et la dignité humaine.
