Communiqué suite aux révélations de Mediapart sur le profil de Quentin Deranque

Photomontage Mediapart

“On veut le fascisme”, “on ne veut plus vivre avec des Africains, qu’ils soient délinquants ou non”, “moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc”, “il faut que les lois Pleven et Gayssot soient supprimées”. 

Quelques publications de X sur des milliers, que Mediapart a déterré de trois comptes X de Quentin Deranque, suffisent à constater l’étendue de la pensée antisémite, raciste, négationniste et fasciste de cet homme, mort à Lyon le 14 février suite à un affrontement avec des militants antifascistes. 

Ces dernières semaines, les relais médiatiques de l’extrême-droite ont tourné à plein régime, pour dépeindre Quentin Deranque comme un catholique traditionaliste, non-violent et tourné vers l’amour de son prochain. En réalité, Quentin Deranque a assumé dans de multiples publications, sa haine des juifs – tantôt en souhaitant déterrer Gisèle Halimi pour la tuer de nouveau, tantôt en minimisant les morts du camp de Bobrek -, sa haine des femmes, son racisme – en comparant l’immigration à un grand remplacement dont il aurait préféré celui des nazis dans les années 1940 -, sa haine des homosexuels, et surtout son adhésion pleine et entière au nazisme et au fascisme. 

Je n’ai souhaité et ne souhaite jamais la mort de personne, mais les révélations de Mediapart confirment à quel point honorer la mémoire d’un nazi était une déchéance morale qui a salit la République. 

Je n’ai pas assisté à cette minute de silence volontairement, considérant que cet honneur était inopportun. Décidément, elle ne m’aura pas manqué. 

Le chantage à la fois politique, médiatique et émotionnel qui a été imposé par M. Ciotti et le RN est typique de la fourberie dont l’extrême-droite s’est toujours rendue capable. Que la présidente de l’Assemblée nationale y ait cédé avec tant de facilité dit tout d’une époque où les esprits se fragilisent.

Les démocrates, les progressistes, celles et ceux dont le combat est tourné vers l’avenir et vers un projet démocratique doivent impérativement relever le cap. Il faut partout en France construire la Digue qui cédera si les énergies disponibles ne se fédèrent pas de toute urgence pour proposer un autre chemin.

Le projet de l’extrême-droite est un projet d’exclusion, d’accaparement, de guerres civiles. Nous devons lui opposer un projet authentiquement républicain d’égalité, de partage et de paix.