Les théâtres privés sont aussi cœurs battants du spectacle vivant

La semaine du 15 juin j’ai souhaité visiter trois théâtres de la circonscription : le Théâtre de la Renaissance, le Splendid et le Théâtre Déjazet

Ces rencontres avec les directeurs de théâtre et leurs équipes étaient l’occasion de découvrir et redécouvrir ces salles qui font vivre le 10ème et le 3ème arrondissement.  Acteurs fondamentaux de la culture, longtemps moqués comme des lieux de divertissement de deuxième voire troisième classe, les théâtres privés sont en réalité riche d’une diversité exceptionnelle de programmation. Ils sont traversés par des enjeux spécifiques notamment liés au financement, à la visibilisation ou encore à la programmation. Ces salles exceptionnelles ont traversé les époques, elles sont porteuses d’une histoire souvent méconnue. Les lieux sont chargés d’histoire et on remonte en arrière de quelques décennies pour le Solendid (qui fut même un cinéma pornonavant de redevenir le théâtre de la troupe de Michel Blanc, Balasko et autres Jugnot) ; de quelques siècles pour la Renaissance dont l’architecture est inspirée directement de l’Opéra Garnier (observez ses façades sublimes !) et polis encore pour Dejazet qui puise directement des sources dans le Jeu de Paume construit en 1770.

Surtout, on s’émeut des histoires familiales, reflets d’une vie et souvent de deux générations qui traversent les soubresauts de notre monde… Ke pense ici à Monsieur Jean Bouquin, directeur du Théâtre Déjazet dont l’histoire personnelle est le roman de notre époque depuis sa naissance en … 1936 ! Ou encore à Monsieur Morgan Spillemaecker, Co-directeur du Théâtre du Splendid et surtout de la Renaissance où il a commencé comme simple salarié d’accueil et de régie.

Des histoires comme on en rencontre qu’au théâtre !

Reste une chose à faire : s’y rendre.