Interdiction de la manifestation néofasciste du C9M : enfin

Chaque année, le rassemblement du Comité 9 Mai constitue un point de convergence pour plusieurs centaines de militants issus de mouvances d’ultradroite françaises et européennes, dont certaines se revendiquent ouvertement du néonazisme et du néofascisme.

Il s’agit aujourd’hui de l’un des principaux rendez-vous de ces réseaux qui y trouvent une tribune pour diffuser des symboles de haine : croix celtiques, références au IIIe Reich, codes visuels fascistes. Ont été notamment observés des éléments de mise en scène tels que des tambours ornés de flammes, reproduisant ceux utilisés par les Jeunesses hitlériennes.

Les faits constatés lors de l’édition de 2025 appellent toutefois une appréciation renouvelée de la situation : treize personnes ont été interpellées, des participants se sont livrés à des saluts nazis, et il a été relevé que de nombreux individus dissimulaient leur visage sur la voie publique, en méconnaissance des dispositions de l’article 431-9-1 du code pénal.

Ce rassemblement ne saurait être regardé comme une simple manifestation. Il porte directement atteinte aux principes fondamentaux de la République. Il constitue un espace d’expression de discours et de symboles susceptibles de caractériser des infractions pénales, notamment en matière d’incitation à la haine raciale, d’apologie de crimes contre l’humanité. J’ai donc saisis le préfet de police de Paris afin de demander qu’une mesure d’interdiction soit prise. Cette interdiction a finalement été prononcée, décision plus que nécessaire.