Pour la seconde fois, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi visant à la nationalisation d’ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France.
L’avenir de notre industrie, de nos emplois et de notre transition écologique ne peut pas être abandonné aux seules décisions d’un groupe multinational dont la stratégie se décide loin des territoires concernés. C’est pourquoi ce vote est une véritable victoire, bien que l’adoption définitive de ce texte ne soit pas encore acquise.
ArcelorMittal est un géant mondial de l’acier. En France, le groupe emploie environ 15 400 personnes, réparties sur une quarantaine de sites. Ses hauts-fourneaux de Dunkerque et de Fos-sur-Mer sont au cœur de notre capacité à produire de l’acier, donc au cœur de notre souveraineté. Sans acier, pas d’équipements industriels, pas de transports, pas d’éoliennes, pas de ferroviaire, pas de transition écologique.
Mais depuis plusieurs années, ArcelorMittal donne le sentiment d’organiser un désengagement progressif du territoire français (fermeture de sites, mise à l’arrêt durable, suppressions d’emplois, fragilisation de la maintenance, délocalisation de fonctions support etc), avec une stratégie d’optimisation fiscale agressive, mettant en péril ses emplois en France.
Ce jeudi 11 juin, j’étais donc aux côtés des salariés mobilisés devant l’Assemblée nationale. Nationaliser ArcelorMittal France, c’est aussi reprendre la main sur l’avenir pour faire le choix d’une industrie bas-carbone, socialement responsable, capable de protéger les travailleurs tout en répondant aux besoins écologiques du pays.
L’industrie d’aujourd’hui ne peut être celle des siècles passés.
