Effroi. « Les homosexuels ne respireront plus dans ce pays. Les homosexuels n’auront plus la liberté d’expression dans ce pays ». Ces mots ont été prononcés à la tribune de l’Assemblée nationale du Sénégal.
Voilà de quoi réjouir Donald Trump, Vladimir Poutine et Viktor Orbàn.
Ce 11 mars 2026, le Sénégal a adopté une loi doublant les peines pour homosexualité, et devient l’un des pays les plus répressifs en Afrique contre les personnes LGBT+. Les « actes contre nature » seront désormais punis de cinq à dix ans de prison.
Cette loi s’inscrit dans un climat de haine attisé par des responsables politiques qui semblent avoir fait de l’homophobie une priorité gouvernementale.
Au pays de Léopold Sédar Senghor, elle résonne comme un déchirement pour toutes celles et ceux attachés aux droits humains.
Les agressions se multiplient : guets-apens, passages à tabac, arrestations. Des femmes et des hommes vivent désormais sous la menace permanente d’être violentés ou emprisonnés pour ce qu’ils sont.
Criminaliser des êtres humains pour ce qu’ils sont n’a rien d’une défense culturelle. C’est une persécution. Les droits humains ne sont pas négociables, ils sont universels.
L’hypocrisie de l’extrême-droite française, qui veut restreindre drastiquement le droit d’asile, est d’autant plus criante. La France doit être fidèle à son héritage et rester une terre d’accueil pour celles et ceux qui fuient les persécutions.
