Ce lundi 13 avril, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés.
Ce texte marque une étape importante vers la reconnaissance des spoliations commises dans le contexte de la colonisation et vers la mise en place d’un cadre juridique permettant d’organiser les restitutions de manière plus cohérente et transparente.
En 2017, j’étais l’un des premiers à interpeller sur ce sujet, notamment par une lettre au président de la République afin qu’une procédure de restitution soit engagée à la demande du Bénin concernant plusieurs œuvres pillées lors de la colonisation du Dahomey.
Les premières restitutions ont ouvert un chemin qu’il nous appartient désormais de consolider. C’est une exigence de justice. Il s’agit de permettre aux peuples concernés de se réapproprier une part essentielle de leur histoire, de leur identité et de leur patrimoine culturel.
Ce mouvement participe d’un travail indispensable de décolonisation des regards, des esprits et des institutions, qui doit d’abord être mené en France.
L’adoption de ce texte constitue une avancée attendue. Ce travail devra être poursuivi avec constance et détermination afin de répondre pleinement aux demandes légitimes formulées par les États concernés.
