Dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai, une violente attaque a eu lieu aux abords du canal Saint-Martin, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris.
Une bande de hooligans racistes et violents a semé la terreur dans le quartier. Le café L’Atmosphère a été saccagé. Plusieurs personnes ont été blessées, dont une grièvement. Des armes blanches, des armes par destination, des cagoules, des gants coqués ont été retrouvés.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux sont glaçantes. Les témoignages des riverains et des personnes présentes sur place le sont tout autant. Certains rapportent avoir entendu des cris racistes, d’extrême droite et vu des symboles nazis. Alors qu’une soixante d’individus ont été placés en garde-à-vue, le parquet de Paris a fait savoir ce lundi que quinze personnes avaient été mises en examen pour violences volontaires aggravées.
Il faut appeler les choses par leur nom : ce qui s’est passé sur le canal Saint-Martin n’est pas une simple « rixe ». C’est une expédition punitive menée par des nervis violents, dans un climat de multiplication des violences d’extrême droite, à Paris comme ailleurs.

Dès le lendemain de cette attaque, je me suis rendu au café L’Atmosphère avec ma suppléante Charlotte Nenner, ainsi que Raphaëlle Bonnier, Maxime Crosnier et Paul Simondon, élu.es du 10e, afin d’apporter notre soutien aux équipes, aux riverains et aux commerçants touchés par cette attaque.


Ces violences ne doivent jamais être banalisées. L’extrême droite ne se limite pas à ses discours : elle produit des passages à l’acte, des intimidations, des agressions. Lorsqu’elle s’organise en bandes, lorsqu’elle cible des lieux de vie, lorsqu’elle installe la peur dans nos quartiers, elle menace directement notre vie commune. Et ce n’est pas un hasard si elle s’en prend au quartier du Canal Saint-Martin : elle vise un quartier vivant, populaire, multiculturel, et plus largement une certaine idée de Paris, diverse, ouverte et solidaire.
J’ai donc immédiatement saisi le préfet de police de Paris afin que toute la lumière soit faite sur les faits, que les responsabilités soient établies et que des mesures soient prises pour empêcher ces groupes violents de nuire à nouveau.
J’adresse à nouveau tout mon soutien aux victimes, aux équipes de L’Atmosphère, aux riverains et aux commerçants du quartier. La haine raciste et la violence n’y auront jamais leur place.
